Composer un tableau (3)
Jouer avec les valeurs :
Après une petite période de séchage pendant laquelle, les fonds traités en épaisseur à la peinture blanche ont eu le temps de durcir, Sophie a repris les pinceaux.
Elle ne les avait pourtant pas tout à fait lâchés car elle cherchait la palette de couleurs pour peindre la voiture.
Son parti pris étant d'utiliser dans la formule 1 des couleurs différentes du fond; des tons d'une autre gamme et sans se servir du noir.
Elle a posé un mélange de bleu céruléum et de rouge azo additionné de blanc dans les éclairages :
Désolé Sophie! Ce n'était pas tout à fait la bonne manière de s'y prendre. (Ne le prenez pas comme un reproche car c'est tout... Sauf ça.)
Le travail à ce stade est de faire jouer entres elles différentes valeurs de bleus.
Un objet a, d'une manière générale, sa couleur propre (la voiture est bleue). Cette couleur se modifie en tonalité dans l'ombre et dans la lumière.
Pour les ombres, Sophie a choisi de rajouter du rouge, ce qui est très judicieux, et pour les lumières du blanc. Puis elle a commencé à peindre chaque partie de la voiture.
Je pense qu'il serait plus juste de chercher d'abord la valeur de bleu la plus foncée et de ne peindre que les zones d'ombres.
Puis, en diminuant la dose de rouge pour revenir à la tonalité générale de la voiture, peindre le reste de la carrosserie.
Et, à la fin, rajouter des réhauts de blanc, là où la lumière accroche le modelé de la voiture.
Une autre méthode pourrait être de tout peindre en bleu "réel" puis d'ajouter les ombres et les lumières.
Cependant, la première façon sera la plus efficace. C'est celle qui permet le mieux de répartir l'équilibre entre les clairs et les foncés. Elle sert aussi à étalonner progressivement les valeurs. En posant les ombres d'abord, on crée les jalons entre lesquels les valeurs de bleus vont ensuite se décliner.
J'espère être assez clair dans mes explications, sinon vous pouvez en trouver un exemple dans "les tableaux en cours - la peinture d'une poupée ancienne".
Le petit truc pour réussir, c'est d'observer son modèle en plissant un peu les yeux. Ainsi les détails de l'objet s'atténuent et les zones d'ombres et de lumières deviennent plus flagrantes au regard.
















