Critique oenologique
Mon avis un peu bavard sur un vin rosé
Hier m’a été donné une belle occasion d’être heureux car j’étais invité à donner mon avis gustatif sur la qualité d’un vin rosé
Loin d’être un fin connaisseur en matière de vin, je fus heureux d’abord de par les retrouvailles de quelques bons amis. 6 au total, ceux que j’estime le plus. Avec moi ça faisait 7, chiffre sacré dit-on.
Pas connaisseur disais-je, mais pas non plus très bon écrivain. Mais voilà, je suis censé écrire un article dans mon blog pour donner mes impressions sur ce vin et puisque j’y suis convié, je le fais de bon gré.
7 humains, c’est humain, qu’ont-il à faire de mieux un soir de juillet avec une météo humide ?
Ils ne peuvent que parler (mais pas du temps, trop déprimant) ravis de se retrouver autour d’un verre de l’amitié.
Bon ! Il y avait un feu de cheminée (en juillet !) et j’étais assis tout contre. La Maîtresse de maison nous a porté une bouteille de Chinon rosé qu’elle sortait du frigo car le rosé doit se boire frais.
Pour moi qui suis artiste peintre, boire un verre de rosé c'est comme boire la couleur du même nom, pourtant je fus surpris car le Chinon… On le connaît plutôt en rouge.
Mais vous savez, les goûts et les couleurs….
Furent servis également des pistaches et des Tucs… Çà se mange à toutes heures.
J’ai tout d’abord regardé mon verre, sa couleur justement. Les flammes faisaient danser dans sa transparence rosée de belles nuances dorées ; un bon présage.
J’ai fait tourner le liquide dans mon verre, je sais pas pourquoi vu que c’était pas de la Fine Napoléon, mais machinalement. Les reflets d’or ont tourné avec.
Quel spectacle magnifique !
J’ai approché mon nez que j’ai fin et aquilin et humé le dessus de mon verre. Rien !
Je fume trop, j’ai plus beaucoup d’odorat. Alors je suis revenu sur la couleur par déformation professionnelle et j’ai bu une première gorgée… en même temps que tout le monde.
C’était marrant car j’observais les attitudes de chacun, de voir leurs trombines et leurs yeux pétiller de bonheur. Pas encore à cause du vin, juste pour la joie de cet instant d’être là ensemble dans le même geste.
Je n’étais pas bien placé pour voir ma propre tête… Mais je devais avoir la même vu l’immense plaisir qui m’a envahi quand le vin a coulé dans ma gorge.
Je n’avais pris ni Tucs, ni pistaches histoire d’être bien dans mon rôle de dégustateur. Mais au lieu de recracher comme le font les experts, j’ai avalé et attendu que mes papilles m’informent.
La réponse n’a pas tardé :
Allô ! Ici tes papilles gustatives… Tu me reçois ? Roger !
Je vous reçois ! Mais moi c’est Didier… Pas Roger !
T’es sûr que c’est du Chinon que tu nous envoies… D’habitude c’est rouge le Chinon ?
Ne vous inquiétez pas je connais mon métier! C’est un plan à Xavier… C’est du sûr !
Vous êtes entrain de découvrir un Chinon rosé 2006 – Domaine Clos Godeaux – produit au domaine par Philippe Brocourt. Tenez voilà le lien vers leur site :
Maintenant dites-moi ce que vous en pensez ?
Allô Roger ! Heu Didier ! On préfère te rendre la parole… Tu sauras mieux que nous… On te file les infos ! Salut Charlie ! et Bravo ! On aime beaucoup ce que vous faîtes.
Merci les papilles… A vous Cognac-jay !
Excusez-nous, chers lecteurs, ce n’est pas du Cognac mais du rosé. Ce qui vous apprendra à ne pas laisser la parole seule à vos papilles. Elles peuvent vite s’affoler.
Faut dire que c’était le cas. J’ai ressenti en premier un doux goût de fruits rouges. Un bonheur car la mauvaise météo ici dans la région nous a empêchés de profiter du jardin.
Puis tout de suite après… J’ai eu l’impression de boire un Kir ! C’est pas des blagues ! C’était sucré, un peu amer au fond comme avec un vin blanc dans lequel on aurait mis des framboises fraîches à tremper.
En reposant mon verre et en regardant mes amis que j’aime tant, j’ai vu qu’ils ressentaient tous une impression très proche. Je n’ai pas entendu leurs papilles, mais on devait être très très très loin de la minute de silence.
Dans leurs yeux, il y avait des reflets dorés ! C’était peut-être le feu de cheminée, mais je m’en fou… C’était beau ! Plus beau que le feu d’artifice du 14 juillet.
C’est à ce moment que j’ai mangé mon premier Tuc. L’ambiance amicale s’était si bien installée que j’en ai profité… C’est dommage il n’y avait plus de CPE au comté !!!!
Et bien là, chers et courageux lecteurs, j’ai compris que ce vin était l’idéal compagnon de nos repas, pourtant ce n’était pas fini.
La pistache d’habitude ça a le goût de pistache et rien d’autre. Mais celles qui ont accompagné mon deuxième verre se sont trouvées vite sublimées.
Le Chinon rosé est un vin qui je crois accompagne à merveille les plats sur notre table. Un peu plus tard ce fut vérifié.
On a causé, rigolé, parlé de choses plus ou moins grave, puis rigolé encore.
Le rosé lui pendant ce temps avait dépassé le stade papilles. Il était bon et gouleyant !
La première impression de vin blanc au kir était depuis oubliée (l’effet de surprise peut-être) maintenant j’avais l’impression de croquer directement dans des fraises, des framboises des cassis… Un délice !
Et puis notre charmante hôtesse, aidée par sa famille, a distribué assiettes et couverts à même nos genoux et autour de la bonne chaleur du feu de cheminée nous avons savouré une tarte aux courgettes de toute première qualité (bravo Sophie !) dé-li-cieux !
Et le Chinon rosé en a profité pour se montrer sous son plus beau plumage…
Je ne vous dis pas les amis, les lecteurs, les amateurs de peinture et ceux du bon vin. Je ne vous dis pas !
Enfin si , je vous dis, puisque c’est ce que je suis censé faire. Le Chinon rosé est un vin on ne peut plus chaleureux. Idéal pour accompagner les repas, idéal pour le partager entre amis, idéal pour tous ceux qui veulent passer un bon moment.
Croyez-moi, même si je ne suis pas connaisseur.
Le seul petit défaut… C’est l’étiquette sur la bouteille.
Illisible le nom du Clos !
Alors les producteurs de vin Chinon rosé, pour une belle étiquette, faîtes appel à moi.
Quand aux lecteurs patients de cet article, revoilà le lien à suivre :
http://chinon-rose.com/
Vous m’en direz des nouvelles !




Bonsoir John.
![En Haut [^]](/public_images/skins/itheme/fleche-haut-13.png)















Nu ved vi en masse om Chinon Rosé
Det var en stor fornøjelse at konstatere - eller skal vi sige få bekræftet - at ham der er dygtig til at male, kan også skrive, nogle gange med poesi, andre med eftertanke eller filosofi, denne gang vel mest med humor. Men det er med skriveriet som med malingen, objektet er underordnet, når bare kvalitet skrives med stort. Får vi snart lejlighed til at lære disse mærkelige mennesker at kende???
Og så skal jeg hilse fra den lille havfrue!
Hildtraut og John Melgaard