Les ombres, les lumières
Cours, mais pas du soir... du jour !
Hier, alors que le soleil avait refait son apparition dans le ciel bas-normand, j'ai donné un cours particulier à un de mes élèves : Le talentueux François.
La veille, il m'avait invité à souper pour que nous discutions du sujet du prochain cours. C'était aussi une invitation amicale et bien sur, comme toujours quand nous nous retrouvons, nous avons parlé peinture... entre autre.
Après le repas, le soleil couchant qui entrait par la fenêtre et venu éclairer singulièrement une statuette africaine en bois d'ébène que François a ramenée de Madagascar.
Les ombres étaient particulièrement marquées et la lumière orangée du crépuscule faisait reluire la statue d'une belle couleur ambrée là où elle était éclairée.
Le sujet du cours était tout trouvé. Peindre l'ombre et la lumière.
Mais pendant que nous discutions de ce qu'il y avait d'intéressant à observer et à traiter avec la peinture, le soleil, lui continuait sa course vers d'autres cieux.
L'éclairage de la statue changeait en même temps et nous proposait chaque fois un tableau différent.
Alors comment allions nous faire demain devant nos chevalets, pour fixer définitivement les ombres et les lumières?
Ah bin oui! Entre le début du tableau et la fin, la lumière aura changée constamment. Il faut donc bien préparer son sujet, sa composition et consacrer un bon moment d'étude à cette phase. Mettre en place le sujet et surtout l'atelier car tout va aller très vite.
Nous avons choisis un emplacement ombragé par les feuilles d'un frêne pour nos chevalets. François à placé sa statuette en plein soleil pour avoir les ombres les plus marquées possible et celles qui valorisaient le mieux l'objet.
On l'a fait pivoter quatre ou cinq fois puis François l'a dessiné de façon linéaire.
Ensuite et c'est le plus important ! Avec un terre d'ombre brûlée très dilué il a posé les ombres de l'instant "T" (ou plutot "i") qu'il allait peindre...
Il faut faire vite et cligner un peu des yeux pour bien cerner les contrastes.
On peint d'abord les plus obscures, puis on dilue progressivement pour placer quelques tons intermédiaires et avec du blanc on défini les lumières les plus crues !

Ah! Mon cher François ! Quel bon élève tu es ! Rien qu'en posant ce jus de peinture, ton tableaux et déjà présent ! Bravo!
Reste plus qu'à le peindre car dans quelques minutes l'éclairage aura changé ! Et tu n'auras plus ton modèle !
Cette première phase doit être rapide et elle a deux rôles importants. En plaçant les plus foncés et les plus clairs on créé une sorte de jalonnage. Tous les autres tons seront entre ces deux extrêmes.

Vous noterez que le moindre petit nuage suffit à faire fuir l'éclairage brut.

Bon, il n'est pas encore fini... Mais il est facile d'imaginer qu'une fois achevé, il sera très beau !
Mais je sens, chers internautes, qu'une question vous dévore les lèvres : "Et toi Didier LEVEILLE, qu'a tu peins pendant ce temps?"
Et bien voilà. Quand nous nous sommes installés sous le frêne dans le jardin de François, mon esprit ne pensait QUE ombres et lumières. Une toute petite part de mon cerveau restait disponible pour l'installation de l'atelier et 0,0001% était utilisés à ma sexualité! Le reste de mes neurones eux s'activaient autour de cette seule et même question : Comment peindre l'ombre et la lumière?
Tous les peintres se l'a posent !!!
Mais en m'installant, voilà ce que j'ai vu :
Les ombres étaient venues d'elles-mêmes composer un tableau... Les ombres et la lumière bien sur.
Alors, j'ai déplacé ma toile (100x81) sous le feuillage du frêne pendant que François installait son atelier.
Plusieurs configurations m'ont semblées intéressantes (ça changeait tout le temps) :
Mes neurones, à partir de là ont batifolés comme des petits fous !
Comment peindre l'ombre et la lumière... Et bien tout simplement en se laissant guider par elles :









Bonjour Lydia !
![En Haut [^]](/public_images/skins/itheme/fleche-haut-13.png)















1 - ...
Impressionnant...
BRAVO François.
Ton tableau, Didier, est surprenant et bien différent. J'attends la touche finale.
*L*